A DATER DU MILIEU DU XV° SIECLE, la convergence transforma les monnayages Européens en ce qu'il y à lieu d'appeler le monnayage moderne.L'exploitation des nouvelles découvertes d'or et d'argent a déclenché un accroissement vertigineux de la masse de numèraire en circulation, mettant fin à la pénurie de métaux précieux qui avait caractérisé la première moitié du siècle.
e changement du type de monneyage intervient en 1450-1550, tout d'abord par la représentation personnalisée des souverains, et une situation économique financière améliorée.
Ceci permit à LOUIS XII de frapper en 1514 la première grande pièce française de grand module à son éffigie (photo Teston en argent de Louis XII 1497-1515).
Les monnayages de la Bretagne et du Dauphiné se conformérent au système royal français, tout en conservant leur typologie locale (photo 2 Teston du Dauphiné, frappé à Romans sous François 1° 1515.1547°.
Malgré un succés technique indéniable, les nouvelles machines suscitèrent l'hostilité des monneyeurs en place, et la frappe au moulin fut reservée, par la suite, aux seuls médailles et jetons.
En 1561, une tentative d'installation d'une monnaie mécanisée fut contrecarrée de la même façon.
François 1° apporta une innovation importante en introduisant, en 1540, un système de différenciation des ateliers par une lettre. Cependant certaines de ces monnaies conservent le traditionnel "point secret" sous la 18° lettre de la légende "marque de l'atelier parisien depuis Charles VI3
Des deniers et double tournois furent enfin frappés en cuivre à la Monnaie au Moulin pour la première fois en 1575, mais jusqu'au régne de Louis XIII, la frappe mécanique fut limitée au cuivre.
La monnaie du Moulin fut transférée au Louvre en 1600.
Le XVIII° siècle marque la fin des beaux jours du numèraire d'argent en Europe.
En même temps, le développement du crédit et du papier-monnaie, relégua peu à peu les espèces "sonnantes et trébuchantes".
Les monnaies devinrent des jetons fiduciaires, rôle qu'elles occupent au quotidien aujourd'hui.