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Le 23 août 1793, à une époque de confusion politique et économique croissante, la Convention de la République française autorisa un monnayage de cuivre, expression d'un nouveau système ayant pour étalon une livre divisée en 10 décimes et en 100 centimes, en d'autres termes, un système monètaire décimal. Cette mesure était calquée sur le modèle des Etats-Unis-d'Amérique, que la jeune république d'outre-Atlantique, et convenait bien au zèle des militants et réformateur de la France révolutionnaire. Une seule valeur fut cependant frappée, la pièce de 5 décimes, dont l'apparence était plutôt celle d'une médaille, et dont la plupart des exemplaires survivants sont en bon état. Elle marquait pourtant un tournant dans l'histoire monètaire de la France, et d'autres réformes aboutirent à la création du Franc, subdivisé en 100 centimes puis, en 1803, à l'adoption d'un système monètaire non seulement décimal mais reposant sur le bimétallisme. Le rapport or et argent fut légalement fixé à 2/ 31 ; 3100 francs étaient frappées avec un kilogramme d'or, et 200 francs avec un kiligramme d'argent. A quelques modifications près, le système monètaire napoléonien restera en vigueur jusqu'au XIX° siècle.
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| Bonaparte Premier Consul AN 12 M. |
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Dés le début de la révolution la monnaie métallique se raréfia et des particuliers, invoquant l'article V des droits de l'homme spécifiant "qu' était licite tout ce qui n'était pas interdit" produisirent des émissions métalliques sous forme de "médailles à échanger" contre des assignats. Les frères MONNERON, députés à l'Assemblée Nationale, négociants et financiers réputés, furent les premiers à avoir l'idée. Pour la fabrication ils firent appel à un anglais, Matthew BOULTON, qui possedait un atelier moderne à Soho. Un contrat fut signé en Août 1791. La production de ces "Tokens" occupa l'atelier de Soha pendant un an. Mais un décret de l'Assemblée constituante dès le 27 Août 1792 prescrivait le retrait de ces monnaies déjà émises. Ce decret précisé par celui du 3 septembre 1792, et les "monnaies de néccessité révolutionnaires" avaient vécu. Même si ces "monnaies" obtinrent un vif succés auprès de la population Française.
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| Monneron, type "à l'Hercule" |
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